DE ROUILLE ET D'OS DE JACQUES AUDIARD

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(Cliquez sur la photo pour voir la Bande annonce)

J'ai découvert ce film la semaine dernière au cinéma Renoir et sincérement je ne m'attendais pas du tout à voir un film de ce genre là. D'ailleurs, il me semble un peu difficile de le classer dans la catégorie de drame romantique, parce que je crois que J. Audiard a voulu mettre un peu trop de choses en 2 heures de film. Audiard filme avec subtilité la douleur sous toutes ses coutures, mais sans l'exposer d'une façon trop directe même dans les scènes de violence les plus extrêmes. On la ressent, elle se glisse en nous, on la distingue sur tous les visages jusque dans la niche des chiens, elle est présente partout mais elle reste silencieuse et se cache même dans le fond du coeur des personnes insensibles.


"Luces de Bohemia, artistas gitanos y la definición del mundo moderno"

Exposition Fundación Mapfre du 2 février au 5 mai. Madrid.

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MA BOHEME
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal ;
Oh! là là! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

Arthur Rimbaud


"La Bohème" Chanson de Charles Aznavour
La tribune de l'Art


"Impresionismo y postimpresionistas, el nacimiento del arte moderno"

Exposition Fundación Mapfre du 2 février au 5 mai 2013. Madrid.

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"L'éternelle beauté de la vie présente, à toute heure, à tout moment de la lumière." (C.Monet)

EXPOSITION "L'ART DE CARTIER" du 24 octobre au 17 février 2013 au musée Thyssen- Bornemisza

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Critique

Magali:
Dans "Amour" nous sommes tous confondus, spectateurs, acteurs, c'est comme ça que commence le film de Michael Haneke.Personne n'échappera à la fuite du temps, semble-t'il nous susurrer au rythme de la musique. Dès la première scène, c'est le couple que forme Georges et Anne, qui nous contemple de leurs regards complices. Georges observe furtivement Anne avec tendresse, délicatesse, étonnement. Il nous confronte dès le début à regarder les deux visages du sort, dont la mort sera la seule issue, la seule délivrance. On se glisse dans les pièces de cet appartement bourgeois, dans ce huit clos où rêgne un silence de mort depuis le début du générique, jusqu'à la fin. Si Boris Vian avait traité le sujet de la maladie sous forme de nénuphar dans "l'écume des jours", ici c'est un réalisme foudroyant qui nous noue la gorge et ne nous laisse pas indifférents.